l’ODD Production et consommation durable analysé dans une perspective nationale et internationale.

Les Nations Unies ont fixé différents ODD afin d’atteindre un développement harmonieux, durable tout préservant notre planète. Parmi ces ODD, nous avons l’ODD : Production et consommation durable. L’article s’attachera à analyser cet ODD et ces implications, dans une perspective nationale et internationale, puis nous ferons un plaidoyer et des recommandations afin d’envisager une production et une consommation qui respecte l’éthique, les normes RSE, les conditions de travail.

Sous le prisme du cas Français.

En France, l’Etat a déjà pris des mesures afin de prendre en compte le respect d’un mode de production et de consommation qui respecte certaines normes. Aujourd’hui, dans nos cantines, dans nos restaurants, dans nos foyers, nous disposons de poubelles pour nos différents déchets, les déchets recyclables plastiques, verres, et les déchets non recyclables à savoir les restes alimentaires etc…

Cela nous permet de développer un cycle de production éco-responsable en triant nos déchets, et en adoptant un cycle de production et de consommation basé sur l’économie circulaire. On produit dans un premier temps, et notre mode de consommation nous permet de redonner vie aux produits, sans exploiter d’autres ressources de la nature si précieuses pour notre écosystème, notamment la coupe du bois etc …c’est un cycle vertueux que nous devons créer pour éviter de trop surexploiter nos ressources.

En France, nous prenons conscience de l’impératif de mieux produire, mieux consommer pour réduire notre emprunte carbone etc, nous sommes dans une phase de prise de conscience des enjeux climatiques, de production et de consommation responsable, c’est une phase de transition, et comme toutes phases de transition il y a encore des freins, notamment des français non sensibilisés à la question. Mais, les mentalités évoluent…D’ailleurs au sujet de la production, nous commençons à voir émerger une économie de l’utilisation, de la location et non de la propriété. Cela change totalement notre rapport à la production, car nous utilisons les biens pour leurs usages, nous louons des vélos plutôt que d’acheter, nous utilisons les transports en commun pour éviter d’utiliser nos véhicules. Nous passons aussi à l’utilisation de véhicules électriques progressivement, même si cela demande des moyens et un budget.

Mais, il y a aussi de nombreux efforts à faire en France afin d’avoir une production et une consommation respectueuse des enjeux du développement durable. Le mode de production de notre énergie basé en grande partie sur l’utilisation de l’uranium et des centrales nucléaires pose un problème, car ce mode de production génère une pollution importante notamment par les radiations etc…Par ailleurs, en France comme dans beaucoup de pays européens nous avons des phénomènes de gaspillages alimentaires, en sachant que le PAM selon ces chiffres a montré que plusieurs millions d’âmes mouraient de faim chaque année, et ces ressources gaspillées permettraient de sauver des millions de vies notamment en Afrique au sud du sahel, vers le soudan voire en Asie du Sud.

En France, nous avons fait des efforts au sujet de l’ODD production et consommation durable, mais il reste encore des efforts notamment au sujet de la solidarité internationale, et de l’utilisation de nos excès de ressources afin de garantir une production et une consommation suffisante notamment pour les pays en voie de développement.

Les problématiques du Sud global

Dans les pays du Sud, la question de la production et de la consommation responsable se pose avec beaucoup d’insistance. Tout d’abord, dans nos pays se pose la question d’une production qui puisse bénéficier à l’ensemble de la population, car beaucoup connaissent des problèmes liés à la faim, à l’accès à l’emploi etc… c’est donc le premier facteur pourvoir être intégré au cycle de production et profiter des ressources afin d’assurer les besoins élémentaires, donc la première interrogation c’est l’accès à une consommation de biens vitaux nécessaire pour la survie. Et nous l’avons vu dans des zones frappées par les conflits, par la sécheresse, il est difficile d’accéder aux ressources, dans certaines zones du monde, la production est en abondance pour certains foyers, tandis que pour d’autres c’est l’accès aux ressources les plus élémentaires, l’eau, la nourriture, les soins qui posent problème.

Par ailleurs, une avons aussi en Afrique la question d’une production responsable, car l’Afrique est le continent qui subit de plein fouet le réchauffement climatique, mais celui dont la part d’emprunte carbone est la moindre, car du fait du climat souvent tropical, l’Afrique absorbe plus et maintient plus dans son atmosphère du CO2. En outre, les multinationales aussi sont présentes en Afrique, notamment les grandes compagnies minières en Guinée, au Congo etc… Parfois, ces entreprises sont moins regardantes sur leurs RSE en Afrique, car souvent sur différents indicateurs de leurs politiques RSE, A savoir leur impact sociétal, environnemental, ils ne respectent pas les compensations.

En Guinée Conakry, les zones minières sont souvent les plus pauvres, les multinationales pour beaucoup font très peu d’infrastructures scolaires, communautaires pour pallier l’impact de leurs activités sur la pollution, la qualité de l’air, la dégradation des sols, l’impact aussi parfois sur la faune avec le déplacement des animaux et parfois sur la flore. Or, ces entreprises devraient mieux compensées les externalités de leurs activités, en contribuant à la qualité des infrastructures et au niveau de vie des populations. Il faudrait donc une production plus responsable, en tenant compte à la fois de la fragilité de l’environnement dans ces pays, mais aussi de la fragilité, voire de la vulnérabilité des populations humaines, mais aussi parfois de la flore et des espèces animales. En Afrique, les multinationales doivent mieux tenir compte de l’écosystème fragile, afin d’avoir une production qui puisse bénéficier aux communautés présentes.

En outre, dans certains pays du Sud, se pose aussi la question de la surexploitation de nos eaux, avec la question de la pêche illicite, ou la surpêche, le repos des poissons est de moins en moins respecté ce qui ralentit la reproduction des animaux. Souvent, ce sont des gros chalutiers qui viennent pêcher dans les zones de pêches réservées à certains pays notamment en Afrique. Ces pays africains sont propriétaires de ces eaux, mais du fait de l’absence de moyens de contrôles, certains chalutiers pêchent dans ces zones qui ne sont pas les leurs…il faudrait là encore plus de responsabilités, et le respect des lois et une certaine éthique…

La question aussi de la l’utilisation excessive du plastique pose problème en Afrique voire en Asie, on utilise les sachets plastiques pour vendre de l’eau minérale et cela pose des problèmes, car ces sachets sont souvent jetés au sol, avec la saison des pluies ses sachets se retrouvent en mer via les caniveaux, et cela provoque de la pollution dans nos mers et océans et parfois bloquent le passage de la pluie et génère des inondations. Il faut donc une prise de conscience des populations, une sensibilisation accrue sur la question de la production et de la consommation responsable, afin que l’atteinte de cet ODD participe à un développement plus durable et harmonieux dans les prochaines années.

Nous l’avons donc compris l’atteinte des objectifs de cet ODD, nécessite une remise en question de nos pratiques, de nos “habitus” les plus profonds et du rapport qu’on entretient à la production et à la consommation. Mais les objectifs sont atteignables, il nous faut de la volonté, de l’altruisme dans notre rapport aux voisins, à la communauté et au monde.

Nos États doivent jouer un rôle central, mais les populations sont les acteurs clé de ce changement. Il nous faut intégrer que de notre mode de production, de notre modèle de consommation dépendra l’avenir de notre écosystème et de notre planète. En France tout comme dans les pays du Sud, les problématiques ne sont pas tout à fait identiques, mais il y a des points de convergence, et le leitmotiv doit être le même pour tous, un meilleur respect du cycle de production et de consommation afin d’avoir un cycle vertueux et durable de l’utilisation de nos ressources.

Alseny Thiam

Alseny Thiam

Based in: France

Alseny Thiam is a multifaceted professional and a prolific man of letters. Born in Conakry, he built a robust academic foundation in Economic Administration and Corporate Social Responsibility (CSR) at the prestigious Sorbonne (Paris 1) and ICP.

His career reflects a deep commitment to public service. Navigating between cultures, he returned to Guinea to offer his expertise within various ministries, channeling his skills into state development after his initial pursuit of serving the French administration. A dual citizen of France and Guinea, he brings a unique, cross-continental perspective to governance.

Beyond the administrative sphere, Alseny is a renowned novelist, poet, and TV consultant with over ten published works to his name. He currently resides in France, where he continues to bridge the worlds of economic strategy and literary expression.

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